Gilbert Rozon
Crédit photo: Le Parisien ─ Pierre Roussel, Newscom/SIPA | capture d'écran

Gilbert Rozon sort de son mutisme pour la première fois

Publié le 23 avril 2024 à 13h59
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Comme le rapporte Julien Arsenault dans La Presse, Gilbert Rozon, fondateur du Groupe Juste pour rire (JPR), s'est exprimé publiquement pour la première fois depuis que son ancienne entreprise s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Dans une lettre ouverte diffusée par La Presse, il critique sévèrement les actionnaires, tels que Bell et Evenko, les accusant d'avoir précipité la chute de l'entreprise.

Selon Gilbert Rozon, il est inconcevable que des sociétés aux ressources quasi illimitées aient pu laisser sombrer JPR, un fleuron de l'humour international existant depuis quatre décennies. « Je ne pouvais imaginer une catastrophe comme celle-là », déclare-t-il, soulignant la force financière de ces entreprises.

Il reproche à Bell, evenko et à la Creative Artists Agency (CAA) d'avoir mal géré JPR, entraînant son inévitable faillite.

La Presse souligne que Bell n'a pas répondu aux invitations à commenter ces affirmations, tandis qu'evenko a choisi de ne pas réagir.


Gilbert Rozon, éclaboussé par des accusations d'inconduites sexuelles dont il a été acquitté, avait vendu sa participation dans JPR à ICM Partners (désormais partie de CAA), Bell et evenko il y a cinq ans. La pandémie a certes impacté l'entreprise, mais selon cet homme d'affaires déchu, ce sont les décisions des actionnaires qui l'ont mise en péril.

Il rapporte que la situation s'est dégradée dès le printemps 2018, avant même la finalisation de la vente de JPR, lorsque plusieurs dirigeants clés, y compris ses propres soeurs, ont été licenciés.

La Presse indique que Gilbert Rozon voit cela comme un non-sens économique, une perte d'une équipe qui avait fait ses preuves.

Le déclin de JPR pourrait coûter à Gilbert Rozon jusqu'à 17 millions, le reste du prix de vente de l'entreprise. Face à cette perte, il s'est tourné vers les tribunaux pour récupérer cette somme. Les difficultés financières de JPR, exacerbées par l'inflation et les mutations du secteur médiatique, ont été aggravées par la gestion des actionnaires, explique-t-il.

En particulier, les obligations de dépenser des sommes considérables en publicité sur les réseaux de Bell, sans contrepartie significative, ont étouffé l'entreprise.

Toujours selon La Presse, la structure financière de JPR a été compromise par les exigences d'evenko, qui imposait des commissions élevées pour la gestion des commandites et de l'organisation des festivals. De plus, les revenus des commandites étaient centralisés chez Spectra, laissant peu de place pour JPR dans la hiérarchie des priorités d'evenko.

Interrogé sur l'impact du scandale à son encontre sur la marque JPR, Gilbert Rozon affirme que la marque reste solide et reconnue internationalement, bien que la gestion des affaires soit devenue plus difficile.

La Presse mentionne que, malgré les pertes financières, certains actifs de JPR, comme l'émission Les gags, restent attrayants pour les investisseurs.

La couverture médiatique, analysée par Mesure Média pour La Presse, montre que Gilbert Rozon est toujours étroitement lié à JPR dans l'esprit public. Il n'a pas tenté de racheter JPR, craignant un démantèlement, mais il espère que l'acheteur futur valorisera la marque et comprendra le contexte culturel francophone.

Source La Presse ─ un article de Julien Arsenault:
Débâcle de Juste pour rire GILBERT ROZON FUSTIGE LES ACTIONNAIRES
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23 Avril   |   161 réponses
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