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L'été québécois s'annonce très intéressant, d'après les experts

Publié le 13 avril 2024 à 5h20
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L'hiver 2023-2024, parmi les plus cléments enregistrés dans l'histoire de la météorologie, pose la question de son éventuelle influence sur la température estivale à venir. Cette interrogation courante cherche à savoir si un hiver doux préfigure un été chaud. Les facteurs météorologiques comme l'anticyclone des Bermudes ou la température des océans jouent indéniablement un rôle dans la formation du climat estival, mais peut-on établir une corrélation directe entre les deux saisons?

Réjean Ouimet, expert météorologue, a étudié cette hypothèse en examinant les données historiques de Montréal. Depuis 1942, sur les 30 hivers les moins rigoureux, 19 ont précédé des étés particulièrement chauds. Cependant, seulement dans six cas, les écarts de température entre les saisons étaient comparables, indiquant une tendance générale, mais avec des variations notables d'une année à l'autre.

Les recherches montrent que les conditions favorables à un hiver doux ont souvent persisté, influençant positivement la température de l'été suivant.

Par exemple, parmi les dix hivers les plus doux depuis 1942 à Montréal, neuf ont été suivis par des étés chauds. Ce modèle assez cohérent de continuité climatique est souvent le résultat d'une combinaison de facteurs qui se manifestent sur de longues périodes, selon Réjean Ouimet.


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Crédit photo: Météomédia | capture d'écran


Cependant, l'exception notable de 2017, où un cycle El Niño s'est terminé, pourrait se répéter en 2024, offrant une perspective de rupture dans cette tendance.

Lorsqu'on examine les variations régionales, les résultats divergents. Pour les hivers les plus doux dans différentes régions du Québec, l'été qui a suivi n'a pas toujours été parmi les plus chauds. Néanmoins, les conditions générales durant ces étés étaient souvent plus agréables que la moyenne, bien que les températures aient été normales.

À Montréal, Québec et Gaspé, après les hivers les plus doux, les étés étaient généralement normaux en température, à l'exception de Val D'Or, en 2016, où l'été a été plus chaud que la normale.

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Crédit photo: Météomédia | capture d'écran


En conclusion, bien que les données historiques suggèrent une tendance aux étés plus chauds suivant des hivers doux, cette règle comporte des exceptions et les conditions varient significativement d'une région à l'autre. Les prédictions météorologiques ne sont donc pas absolues, mais basées sur des tendances observées, soulignant l'importance de prendre en compte les facteurs locaux et les anomalies saisonnières.

Source Météomédia:
Les premiers signes pointent vers un été intéressant au Québec
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13 Avril   |   252 réponses
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